Résumé : Le roi Constant avait trois fils. L’un meurt, et les deux autres, Uter et Pandragon, vivent loin. En leur absence, Vortigern règne sur la Bretagne. Mais son pouvoir fatigue les barons et les fils de Constant reviennent et tentent de reprendre le trône. Pandragon est un meneur d’hommes et croit en son bon droit. Uter est un aventurier, mû par la vengeance. Peu à peu s’enchaînent batailles et victoires, mais une ombre plane, celle de Merlin et d’une mystérieuse petite fille. Uter et Pandargon sont-ils maîtres d’eux-mêmes, ou les jouets de puissances obscures et merveilleuses ?

Ce récit narre les aventures d’Uter et Pandragon, deux frères qui ont fui le royaume de Bretagne enfants, afin d’échapper à l’usurpateur du trône Vortigern. Il s’agit d’une réécriture de la légende de Pendragon, qui est, pour rappel, le père du légendaire Roi Arthur.
On y croise quasiment tous les personnages les plus importants de la légende : Merlin, Morgane, Morgause, Ygerne, la dame du lac et des dragons ! Ce qui est fascinant, c’est la manière dont l’auteur a de les décrire sans les nommer, ce qui nous laisse tout le loisir de chercher qui il est réellement, et lorsqu’il nous dévoile qui ils sont vraiment, on est tellement satisfait de comprendre.
De plus, l’auteur sème le doute avec les visions de Merlin qui surgissent parfois en plein milieu de chapitre, ce qui ajoute aussi du suspense à l’intrigue. Ces passages sont dans un style de prose, qui complète l’écriture très poétique du reste du texte. L’histoire se prête très bien à ce genre de style d’écriture, ça lui donne un petit côté épique.
Le récit est très prenant, même pendant les moments de réflexion de la part des personnages, on a envie de savoir la suite et on ne s’ennuie jamais. L’histoire traite de la quête de deux frères, quête pour le trône mais aussi pour se découvrir eux-mêmes. La folie est également abordée à travers Vortigern, dont on voit l’évolution et la déchéance au fur et à mesure de l’avancée de l’histoire.

Extrait : « Le monde continuerait après les fils de Constant. Quant à ceux-ci, Merlin s’imposait à lui-même la pudeur de ne pas susciter en lui la vision de leur destinée. Il était trop tôt pour y songer. Également, il refusait de ne voir en eux que des morts en devenir, les fantoches d’une histoire déterminée sans leur accord. Cette approche était celle du démon son père, cynique et méprisant. Merlin en serait devenu fou.«



















