Uter Pandragon – Thomas Spok

Résumé : Le roi Constant avait trois fils. L’un meurt, et les deux autres, Uter et Pandragon, vivent loin. En leur absence, Vortigern règne sur la Bretagne. Mais son pouvoir fatigue les barons et les fils de Constant reviennent et tentent de reprendre le trône. Pandragon est un meneur d’hommes et croit en son bon droit. Uter est un aventurier, mû par la vengeance. Peu à peu s’enchaînent batailles et victoires, mais une ombre plane, celle de Merlin et d’une mystérieuse petite fille. Uter et Pandargon sont-ils maîtres d’eux-mêmes, ou les jouets de puissances obscures et merveilleuses ?

Ce récit narre les aventures d’Uter et Pandragon, deux frères qui ont fui le royaume de Bretagne enfants, afin d’échapper à l’usurpateur du trône Vortigern. Il s’agit d’une réécriture de la légende de Pendragon, qui est, pour rappel, le père du légendaire Roi Arthur.

On y croise quasiment tous les personnages les plus importants de la légende : Merlin, Morgane, Morgause, Ygerne, la dame du lac et des dragons ! Ce qui est fascinant, c’est la manière dont l’auteur a de les décrire sans les nommer, ce qui nous laisse tout le loisir de chercher qui il est réellement, et lorsqu’il nous dévoile qui ils sont vraiment, on est tellement satisfait de comprendre.

De plus, l’auteur sème le doute avec les visions de Merlin qui surgissent parfois en plein milieu de chapitre, ce qui ajoute aussi du suspense à l’intrigue. Ces passages sont dans un style de prose, qui complète l’écriture très poétique du reste du texte. L’histoire se prête très bien à ce genre de style d’écriture, ça lui donne un petit côté épique.

Le récit est très prenant, même pendant les moments de réflexion de la part des personnages, on a envie de savoir la suite et on ne s’ennuie jamais. L’histoire traite de la quête de deux frères, quête pour le trône mais aussi pour se découvrir eux-mêmes. La folie est également abordée à travers Vortigern, dont on voit l’évolution et la déchéance au fur et à mesure de l’avancée de l’histoire.

Il n’y a pas de dragons de ce type dans le livre mais je trouvais l’image vraiment très cool, dans une forêt dans le style légende !

Extrait : « Le monde continuerait après les fils de Constant. Quant à ceux-ci, Merlin s’imposait à lui-même la pudeur de ne pas susciter en lui la vision de leur destinée. Il était trop tôt pour y songer. Également, il refusait de ne voir en eux que des morts en devenir, les fantoches d’une histoire déterminée sans leur accord. Cette approche était celle du démon son père, cynique et méprisant. Merlin en serait devenu fou.« 

Sorcières, La puissance invaincue des femmes – Mona Chollet

Résumé :

Qu’elles vendent des grimoires sur Etsy, postent des photos de leur autel orné de cristaux sur Instagram ou se rassemblent pour jeter des sorts à Donald Trump, les sorcières sont partout. Davantage encore que leurs aînées des 1970, les féministes actuelles semblent hantées par cette figure. La sorcière est à la fois la victime absolue, celle pour qui on réclame justice, et la rebelle obstinée, insaisissable. Mais qui étaient au juste celles qui, dans l’Europe de la Renaissance, ont été accusées de sorcellerie ? Quels types de femme ces siècles de terreur ont-ils censurés, éliminés, réprimés ? Ce livre en explore trois et examine ce qu’il en reste aujourd’hui, dans nos préjugés et nos représentations : la femme indépendante – puisque les veuves et les célibataires furent particulièrement visées ; la femme sans enfant — puisque l’époque des chasses a marqué la fin de la tolérance pour celles qui prétendaient contrôler leur fécondité ; et la femme âgée – devenue, et restée depuis, un objet d’horreur.
Enfin, il sera aussi question de la vision du monde que la traque des sorcières a servi à promouvoir, du rapport guerrier qui s’est développé alors tant à l’égard des femmes que de la nature : une double malédiction qui reste à lever.

J’ai lu ce livre sur les conseils d’une amie qui s’est tournée vers le féminisme. Et je dois dire qu’il est plutôt intéressant à lire. On y apprend beaucoup de choses sur les sorcières d’un point de vue historique mais aussi sur leur représentation au fil des siècles, à travers des multiples témoignages et références.

L’auteur nous livre une analyse de la femme sous la figure de la sorcière, femme puissante rabaissée car elle faisait peur à la masculinité de l’époque, et encore aujourd’hui. À travers différents points de vue, les tabous sont mis à nu afin de révéler des vérités parfois dérangeantes pour certaines personnes. L’indépendance de la femme, au niveau de sa vie, de ses envies, est mise en avant, même carrément revendiquée.

C’est vrai qu’il est assez long et écrit en petits caractères. C’est un livre à lire en plusieurs fois, au risque de faire une overdose. Surtout que l’autrice nous donne pléthore de références et de témoignages pour argumenter son propos. On a donc beaucoup de choses à assimiler.

Ce livre a changé ma vision des choses sur la maternité, l’accouchement, la vieillesse, les standards de beauté, la médecine.. et a réveillé en moi des envies de révolte. Je trouve cela aberrant de voir où en sont encore certaines mentalités et sidérant quant à certaines réactions de nos jours, surtout au niveau de l’avortement et du désir de maternité. On se rend compte que pour beaucoup de gens, y compris des femmes, les aspirations de la gent féminine ne sont pas prises au sérieux, voire tourné en ridicule.

Même si je trouve la manière de concevoir les choses parfois un peu poussées, il n’en demeure pas moins une analyse criante de vérité. J’en conclurai que chacune doit pouvoir choisir de gérer sa propre vie comme elle l’entend. Sans culpabilisation, sans dénigrement, sans préjugés.

Extrait : « Il reste que, face aux femmes volontairement sans descendance, on brandit toujours cette menace : « Un jour, tu le regretteras ! » Cela traduit un raisonnement très étrange. Peut-on se forcer à faire quelque chose qu’on a aucune envie de faire uniquement pour prévenir un hypothétique regret situé dans un avenir lointain ?« 

Le livre jaune – Michael Roch

Résumé : Un pirate s’échoue sur les rivages de Carcosa, la Cité d’Ailleurs. Persuadé d’être mort, il est amené par Maar, un aveugle qui semble tout savoir de lui, au Roi en jaune. Ce dernier, hanté par le souvenir de ses amours, lui propose de revenir à la vie s’il parvient à le débarrasser de sa malédiction. Commence alors la quête du pirate à la recherche de son propre trésor perdu, Ananova, la femme qu’il a tant chérie et pleurée. Avec Le Livre jaune, Michael Roch nous plonge dans un drame féerique et poétique aux confins du cosmos, derrière Hastur, Aldébaran et les Hyades.

Le Livre Jaune est clairement un roman d’inspiration lovecraftienne, autant pour l’univers que pour l’écriture. En effet, le style de l’écrivain se révèle très poétique, une prose au vocabulaire riche qui vous transporte dans un tourbillon d’émotions, à la limite du psychédélique. L’écriture ressemble beaucoup à celle de Lovecraft pour une raison : l’auteur décrit parfois des choses indescriptibles, dont l’esprit humain a du mal à concevoir. De plus, les tournures de phrases, qui oscillent entre très alambiquées et simples, rendent la lecture non pas périlleuse mais fascinante.

L’histoire est divisée en trois actes. On y trouve quelques flash-back qui resituent le cœur de l’intrigue, et assouvissent la curiosité du lecteur. Car, les explications viennent au fur et à mesure que l’histoire avance, et l’on comprend ce qu’il se passe en même temps que le narrateur. Logique, vu que c’est écrit à la première personne. Cela nous permet de mieux nous imprégner des pensées du pirate, et de ressentir toutes les émotions qui le traversent.

Ce roman fait référence au Roi en jaune, un recueil de nouvelles de l’écrivain américain Robert W. Chambers, publié en 1895. D’ailleurs, le Roi en jaune est un des personnages principaux de cette fiction. Il est au cœur de l’intrigue, au centre d’un triangle amoureux, déchu. Le Roi en jaune est également présent dans La Quête onirique de Kadath l’inconnue, de H.P. Lovecraft, où il est assimilé à un grand prêtre dont le visage est voilé de jaune.

Ce roman narre une histoire d’amour perdu, terminé, échoué comme le pirate sur les rivages de Carcosa. Le deuil de l’être aimé est omniprésent dans ce roman, autant à travers le personnage du pirate, qu’à travers celui du Roi en jaune, qui se souviennent et se consolent de la femme qu’ils ont perdue. Ces deux êtres pourtant différents, se retrouvent comme le miroir l’un de l’autre devant ce drame sentimental.

Image tirée du livre « Les créatures du mythe de Cthulhu.

Maintenant, je vais vous soumettre ma propre analyse de ce texte, que j’ai réalisé à partir de ce que j’ai ressenti et de ce que j’ai pu conclure quant aux différentes péripéties qui rythment le roman. Pour moi, l’auteur réalise une métaphore de la dépression, à travers tout le roman. En effet, l’histoire qui nous est contée, se déroule en réalité, dans la tête du protagoniste. Tout ce qu’il vit se passe dans son esprit, et se traduit par des métaphores constantes. On peut observer les rouages psychologiques propres à la dépression.

Les monstres, l’architecture bancale, la foule inquiétante, renvoient aux mécanismes qui régissent les émotions, et parfois l’absence d’émotions que l’on peut ressentir. Ces sentiments peuvent se rapporter au deuil amoureux, néanmoins, je trouve que les ressentis du personnage sont vraiment très forts et très profonds, trop pour n’être qu’un simple chagrin d’amour. L’auteur nous décrit bien la dépression qui suit la perte d’un être cher, la descente aux enfers que peut vivre un être humain et l’acceptation d’un passé révolu.

C’est un livre très puissant et je suis heureuse d’avoir découvert Michael Roch par ce roman. L’écriture m’a beaucoup plu, et par la même occasion, j’ai découvert sa chaîne YouTube « La Brigade du Livre », où il se révèle fascinant à écouter (autant qu’à lire). Une très bonne surprise, pour une grande fan des récits d’inspiration lovecraftienne comme moi !

C’est un roman assez court, mais dont on savoure chaque page. (En rajoutant au passage, que la couverture du livre est superbe).

Extrait : « Je ne t’aime plus, et je ne sais pas pourquoi. C’est ce que m’avait dit la vie, dans un souffle, à l’aube de mon dernier voyage. En moi, ne battait plus rien, ni le cœur, ni le temps, mais l’écho d’un chant qui n’existait plus sous ces contrées. »

Les créatures du mythe de Cthulhu

Résumé : La folie et les horreurs imaginées par H.P. Lovecraft n’ont jamais semblé aussi réelles… Vous tenez entre vos mains les cahiers de notes et d’esquisses d’anthropologues partis à la recherche de secrets impies et qui, le plus souvent, ont payé leurs découvertes de leur vie ou de leur santé mentale. Les croquis illustrent dans quel état d’esprit malsain les malheureux se trouvaient lorsqu’ils les ont tracés, parfois avec de l’encre, dans d’autres cas avec leur sang ou des substances inconnues. Cthulhu, Azathoth, Nyarlathotep, Yog-Sothoth et bien d’autres aberrations fondatrices du Mythe sont ici présentées, chacune avec une description détaillée, une illustration couleur, son symbole, sa taille par rapport à l’humain, son mode de déplacement et ses particularités. Face à de telles abominations, méfiez-vous, car votre équilibre mental risque d’être profondément ébranlé…

Lovecraft fait parti du top 3 de mes auteurs préférés, adulés, vénérés de tous les temps. J’adore la littérature lovecraftienne alors quand j’ai vu ce livre, magnifique, sur le présentoir de Gibert Joseph, j’ai fondu dessus et je l’ai commandé au Père Noël. Qui me l’a gentiment apporté au pied de mon sapin. Je l’ai admiré, feuilleté de nombreuses fois avant de me plonger entièrement dans la lecture de cette œuvre.

Ce livre est un petit bijou. Rien que pour les dessins des créatures qui sont incroyables, détaillés, fous. On a droit a un petit descriptif de la créature, une indication sur son habitat, son mode de vie, sa façon de se nourrir, ses apparitions. Il y une échelle comparative de sa taille par rapport à l’humain, sauf pour Cthulhu évidemment. Le livre se présente comme le recueil de note d’anthropologues qui ont cherché à percer les secrets du monde Lovecraftien.

Les créatures que décrit Lovecraft sont si éloignées de notre perception humaine que l’on pourrait presque dire que Lovecraft avait décrit de possibles entités extraterrestres, qui pourraient réellement exister. Pas exactement celles-ci, mais il utilise le concept de ne pas pouvoir les visualiser, les imaginer, parce que notre cerveau humain ne peut concevoir ce qu’il ne connaît pas. Après tout, s’il existe des extraterrestres sur une autre planète, qui possède une certaine intelligence, ils seront sûrement totalement différents de nous, de ce dont nous avons l’habitude. Si il existe d’autres dimensions, peut-être les utilisent-ils, comme le suggère ce livre. Peut-être font-ils partis intégrante de ces dimensions, comme nous nous vivons dans 4 dimensions.

J’apprécie ce genre de livres qui se fait passer pour des cahiers de chercheurs disparus, ou dans ce cas parfois devenus fous. Cela rajoute un peu de mystère, de véracité à tous ces mythes. Cela permet d’étoffer encore plus l’attrait pour l’étude de ces créatures. L’avertissement de la fin du résumé met tout de suite le lecteur dans l’ambiance malsaine de cet univers.

Le seul petit reproche que j’aurais à faire sur ce livre est à propos de son concept. Les créatures des histoires de Lovecraft n’ont pas vocation à être représentés, pour la simple bonne raison qu’elles sont censées dépasser la perception humaine. Elles sont décrites de manière à nous donner une idée de ce à quoi elles pourraient ressembler, tout en restant flous de manière  justement, à ne pas permettre une représentation exacte. Les horreurs que décrits Lovecraft ne sont pas, il le dit lui-même, destinées à être vu par l’être humain. Celui qui rentre en contact avec l’une d’entre elle peut devenir fou. Par exemple, la couleur tombée du ciel n’est pas une entité que l’on peut se représenter avec exactitude puisqu’elle est totalement abstraite.

Ce livre permet de multiples réflexions. Comme quoi, l’univers de Lovecraft est tellement incroyable, et parfois tellement réaliste que l’on peut se poser des questions. Cet auteur était un génie ! Pour tous les fans de cet auteur, je vous recommande ce livre !

Extrait : « Elles ne parlaient ni ne riaient jamais, et ne souriaient pas non plus parce qu’elles n’avaient pas de visage pour le faire, mais seulement une absence d’expression suggestive là où il aurait dû se trouver. Tout ce qu’elles faisaient, c’était d’agripper, de voler et de titiller; ainsi faisaient les Maigres Bêtes de la Nuit. »

Un road trip en Italie

Ma sœur rêvait depuis longtemps de se rendre en Italie. Un jour, nous avons lancé l’idée de se faire un voyage toutes les deux à Rome. On a fait quelques recherches, et de fils en aiguilles, on s’est retrouvées à organiser notre voyage. On avait des économies de cotés, alors on s’est lancées!

Au gré de nos recherches, on a finit par tomber d’accord sur le fait qu’y aller en avion revenait trop cher. Il fallait passer par Paris, nous étions dans le Sud de la France, il y avait beaucoup de choses trop compliquées à gérer. Finalement, pour disposer d’une plus grande liberté, nous avons décidé d’y aller en voiture! J’ai proposé de conduire, parce que j’adore conduire déjà, et puis parce que je suis plus calme en voiture.

Mais on ne pouvait pas faire Sud de la France – Rome d’une traite. Alors on a décidé de faire des escales. Et on a fixé notre trajet à Gênes – Florence – Rome – Gênes. ça nous plaisait de pouvoir visiter trois villes! On a fixé notre durée de séjour à 7 jours. Le découpage de notre séjour s’est fait ainsi :

1 jours à Gênes
2 jours à Florence
2 jours à Rome
1 jour à Gênes
Et environ une journée de voyage d’aller et de retour

On est donc parties le 04 mai 2018, en voiture, direction Gênes, direction l’Italie! Et on est revenue le 10 mai 2018, des étoiles pleins les yeux. ça a été vraiment un voyage génial! Totalement différent de celui de New-York et ce pour de multiples raisons. Tout d’abord j’étais avec ma sœur, j’étais en Europe, pas très loin de chez moi, et j’avais déjà voyagé donc j’étais plus à l’aise.

Ce voyage nous a permis de resserrer les liens entre ma sœur et moi. On a appris à se connaître mieux, on a pu parler en toute liberté, se confier des choses, retrouver le plaisir d’être amie plus que sœur. On a partagé des moments de bonheur, de liberté, de galère. On a composé avec le caractère de chacune. On a beaucoup rigolé, beaucoup râlé aussi, mais toujours avec complicité. On a découvert que l’on se complétait au niveau du caractère. Certaines situations n’auraient pas pu se régler si on avait été seule.  

Un petit exemple: on a découvert qu’en voiture, il valait mieux que je conduise et qu’elle fasse le co-pilote, plutôt que l’inverse. Parce que je suis beaucoup moins stressée en tant que conducteur et j’arrive à m’adapter sans péter un câble, tandis qu’elle est beaucoup plus douée pour indiquer des directions (moi je suis une vrai quiche, je confonds ma droite et ma gauche). 

Au final, on a vécu une formidable expérience à deux. Ma sœur a réalisé un de ses rêves. J’ai découvert un pays magnifique où les gens sont supers sympas (les italiens sont adorables). Et c’est encore un voyage qui m’a fait grandir. Mais cette fois, j’ai pu le partager avec quelqu’un que j’aime.

3 endroits où j’aimerais aller

Aujourd’hui je lance une petite série qui s’intitule (comme vous avez pu le lire) “3 endroits où j’aimerai aller”. Nous allons donc parler de trois pays ou endroits que j’aimerai voir au moins une fois dans ma vie. 3 endroits qui m’attirent énormément et qui me font rêver. 

L’Écosse

L’Écosse est un pays magique dans mon imagination. Pour moi, c’est la terre des châteaux, des esprits, du monstre du Loch Ness, de la cornemuse… bref, une terre de légendes. Avec des paysages à couper le souffle, j’adorerais pouvoir marcher sur des sentiers perdus au milieu des vallées, m’arrêter au bord d’un lac, visiter un vieux château (peut-être hanté?). Un jour j’irai faire une randonnée là-bas. Mais en tout cas, c’est sur j’irai !

Les parcs nationaux aux États-Unis

Après avoir fait New-York, je pense que mon prochain voyage aux États-Unis sera un road trip de tous les parcs nationaux du pays. Le Yellostone, le Grand Canyon, le Yosemite, les Rocky Mountains, le Red Hood, la Petrified Forest, la Vallée de la mort, la forêt des Sequoia.. Et bien d’autres! Bon peut-être que je les ferais en deux trois fois, parce que tout d’un coup ça ne sera pas possible. Mais c’est vraiment quelque chose que j’aimerai voir !

L’île de Guernesey

Depuis que j’ai vu le film Le Cercle Littéraire des Amateurs d’Épluchures de Patates, j’ai vraiment envie d’aller sur cette île. Les paysages ont l’air magnifiques et ça doit être génial de pouvoir faire de la randonnée là-bas, dormir dans un gîte, avoir l’impression d’être seul au monde…

Et vous ? Quels sont les endroits où vous rêveriez d’aller ou que vous adoreriez voir ?

3 livres que je ne veux pas lire !

Aujourd’hui, nous allons parler de trois livres (ou sagas) que je ne veux pas lire. Je vais vous expliquer le pourquoi du comment, et bien que je porte un jugement parfois assez sévère, je ne juge absolument pas les personnes qui lisent ces livres. Chacun a le droit de lire ce qu’il veut (déjà) et puis chacun ses goûts, on ne peut pas plaire à tout le monde! Pour vous dire, des personnes de ma famille ont lu certains de ces bouquins et je les aime quand même! (même si eux, j’ai le droit de les juger trèèèès fort!). Donc ceux qui veulent quitter le navire, vous pouvez encore. Bon vous êtes prévenus. Alors on commence tout de suite.

50 Nuances de Grey (et les tomes qui suivent), E.L. James

Aller on commence par lui, parce qu’il y a beaucoup de monde qui vont me taper sur les doigts. Je ne voudrais pour rien au monde lire cette saga. Je trouve que c’est niais, l’histoire est sans intérêt, l’écriture laisse à désirer. Je n’ai pas du tout été réceptive quand j’ai feuilleté le bouquin. Et ce qui me dérange le plus, c’est qu’il existe des romans érotiques tellement mieux écrit, mais qui reste dans l’ombre! Et cette saga est portée aux nues alors qu’elle n’a rien d’extraordinaire. C’est consternant. (Je vous avais prévenu, la critique va être acerbe).

Harry Potter, J.K. Rowling

Beaucoup de personnes vont s’indigner, je le sens. Mais oui, je ne veux pas lire la saga des Harry Potter. En réalité j’en ai lu 3 (ou 4 je ne sais plus tellement ça m’a peu marqué), et puis j’ai complètement laissé tomber. Je n’ai pas du tout accroché avec le style de l’auteur. Je dirais que c’est plus pour les enfants, et c’est pour cela que l’écriture ne m’a pas plu (bien qu’il existe des romans que j’aime bien en littérature jeunesse). De ce fait, je ne lirai pas la suite des Harry Potter. On m’a pourtant dit que la saga devenait plus mature au niveau du style, mais ça ne me tente pas plus que cela.

Calendar Girl, Audrey Carlan

Ô grand désespoir quand j’ai su qu’un membre de ma famille lisait ça ! Je ne sais même pas quoi dire tellement cette “saga” est pour moi au fin fond des abysses de la littérature. Je comprends qu’il y en ai qui aime lire ce genre de bouquin pour se détendre ou se vider la tête, mais il existe d’autres livres pour ça ! Et bien mieux écrit ! De toute façon, derrière un roman qui sort tout les mois, je doute que se cache un écrivain prodige de l’écriture, même si c’est un auteur du New York Times.

Nous pouvons retenir que le point positif de cette rubrique est qu’elle me permet de me défouler un peu. Je le re-dis, je ne juge personne! Mais cela fait du bien de se lâcher un peu.

Et vous ? Quels sont les livres que vous ne voulez pas lire ? (Allez-y, lâchez-vous!)

Voyager seule : mon expérience

Dimanche dernier a été publié le dernier jour du journal de bord de mon voyage à New-York. D’autres articles viendront sur New-York mais plus tard. Il donc est temps de conclure ce voyage sur un petit bilan : quelle a été mon expérience de voyageuse solitaire? J’en ai retiré beaucoup de positif, et quand j’y repense, je me dis que j’ai eu raison de sauter le pas et de me lancer dans cette grande aventure.

La première semaine, les premiers jours ça été très dur. Tout le stress du voyage s’étant accumulé, plus le stress d’être dans un nouveau pays, loin de chez soi, ça n’a pas été facile de s’acclimater sans peine. On se sent vraiment seule et on a envie de rentrer. Mais finalement, on surmonte sa peur et on va de l’avant. J’ai appris qu’il ne fallait jamais baisser les bras, parce que souvent ça en vaut la peine. Je connais quelqu’un qui devait partir un mois dans un autre pays étranger, avec un ami et qui est parti au bout de quatre jours, parce qu’il ne supportait pas d’être loin de chez lui, laissant son ami seul. Je trouve ça dommage.

Pendant ce voyage, je me suis débrouillée toute seule, avec ce que j’avais. J’ai du demandé mon chemin à des inconnus, affronter la foule, la barrière de la langue. J’ai affronté mes peurs, et braver l’inconnu. Au final je me suis dépassée, j’ai repoussé mes limites. J’ai fait des choses que je ne me serais jamais cru capable de faire.

Voyager seul(e) permet de savoir jusqu’où l’on est capable d’aller, de connaître ses limites dans des situations que l’on a pas l’habitude de vivre, dans les moments de stress. Aujourd’hui, je suis beaucoup moins stressée face à des situations compliquées. J’ai moins peur de l’inconnu et je ne m’angoisse plus de certaines choses, car je sais que je peux le faire, que rien n’est insurmontable.

J’ai aussi appris à me connaître mieux moi-même. Ce voyage m’en a appris beaucoup sur moi, sur ce que j’étais capable de faire. Maintenant, je ne me souci quasiment plus du regard des gens, j’ai plus confiance en moi. Je me dis à chaque fois que j’ai réussi à survivre un mois seule au bout du monde, dans un pays étranger, et que la plupart des gens n’en serait pas capable, alors franchement, peu m’importe ce que dise les autres.

Avec la confiance en soi, vient le fait que l’on ose plus sortir de sa zone de confort. L’adrénaline qui monte lorsque vous vivez quelque chose de nouveau, c’est un sentiment magique, que vous recherchez par la suite. Vivre à fond l’instant présent, c’est quelque chose de tellement précieux, de tellement agréable que l’on a envie de recommencer, encore et toujours.

Quand je repense à ce voyage, je me dis que maintenant je peux tout faire. J’ai vécu quelque chose de tellement intense, je me suis tellement dépassée que rien, rien ne me paraît insurmontable. Les petits problèmes du quotidien semblent dérisoires à côté. Et ça fait du bien d’avoir quelque chose auquel se raccrocher quand on est pas bien, quand on se sent incapable, de se dire que si, on peut le faire.

Pour finir, ce voyage m’aura beaucoup fait grandir et mûrir. On en revient un peu changé. On a changé de point de vue sur beaucoup de choses. On est plus ouvert. J’ose beaucoup plus aller vers les autres maintenant, et c’est comme ça que j’ai fait de superbes rencontres par la suite. On en retire un sentiment de fierté qui nous suivra toute notre vie, car on vécu une expérience extraordinaire! Je vous souhaite à tous de pouvoir vivre un jour une telle aventure, car c’est très formateur et très enrichissant.

En plus, vous garderez à jamais des souvenirs inoubliables et heureux, à vous remémorer dans les moments tristes et sombres. Alors partez, profitez, vivez!

Le signal – Maxime Chattam

Résumé : La famille Spencer vient de s’installer à Mahingan Falls.
Un havre de paix.
Du moins c’est ce qu’ils pensaient…

Meurtres sordides, conversations téléphoniques brouillées par des hurlements inhumains et puis ces vieilles rumeurs de sorcellerie et ce quelque chose d’effrayant dans la forêt qui pourchasse leurs adolescents…

J’ai adoré ce livre et c’est officiellement, le premier livre d’horreur où j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps à la fin.
Parce que oui, il y a beaucoup de morts de personnages attachants, qu’on ne souhaite absolument pas voir mourir, pour qui c’est injuste, mais qui font tout le charme (si on peut dire ça) de l’histoire.
La description des personnages est si bien écrite tout au long du roman que l’on peut s’identifier facilement à presque chacun.
Je dis presque parce que certains pas du tout comme le cas de Dereck, l’espèce de brute qui terrorise Gemma, mais aussi parce que parfois certaines réactions des personnages m’ont surpris. Mais je trouve que la psychologie des personnages est bien construite, ce qui permet de rentrer dans leur tête et d’anticiper plus ou moins ce qu’ils vont faire. De ce fait, lorsqu’ils réalisent certaines actions, on n’est pas surpris, et les choses anormales sont plus marquantes (je sais pas si vous me suivez).
On part sur l’histoire d’une famille, et d’une petite ville. L’histoire des deux est amenée avec beaucoup de subtilité. Pour la famille, on en apprend de par des réflexions des personnages, comme pour Owen où l’on connaît le drame qu’il a vécu grâce à la mère qui s’inquiète pour lui.
L’histoire de la ville va être amené par plusieurs personnages, notamment Roy Le voisin des Spencer. Et également par le groupe de 4 jeunes qui se rendent à la bibliothèque pour y faire des recherches. D’ailleurs je trouve ça vraiment génial que l’auteur ait inclus la bibliothèque comme lieu important dans l’histoire. Et c’est non sans rappeler la bibliothèque dans Ça qui joue aussi un rôle très important, d’ailleurs il se passe également un phénomène surnaturel dans ce lieu.
C’est vrai que l’on peut faire beaucoup de parallèle avec le livre Ça : un groupe de jeune, une petite ville, des phénomènes surnaturels.. Mais dans le cas du Signal, je trouve l’intrigue surnaturelle assez.. Comment dire.. « kitsh ». Enfin c’est quand même je trouve assez énorme comme intrigue, des fantômes qui reviennent à cause d’un bidule sur une antenne qui modifie les ondes.. C’est surtout la manière dont c’est amené qui est moins subtile que dans Ça par exemple.

Après le turn over du point de vue des différents personnages est très bien organisé, et le suspens est là.
Ce que j’ai adoré, c’est le début du roman qui m’a vraiment foutu la frousse. C’est bien simple, j’ai lu le premier chapitre et j’ai refermé le livre, et je l’ai mis sous mon lit (vous allez me dire, mauvaise idée de le mettre ici, au cas où il y aurait un monstre dessous). L’auteur utilise des mécanismes de narration typique du style horreur, du genre, la créature qui te poursuit dans un endroit étroit et sombre. Ça m’a vraiment fait peur et ça durant les trois quatre premiers chapitres, car je m’attendais toujours à quelque chose d’atroce (et je les lisais la nuit aussi..). Après j’ai lu d’une traite la première partie du livre.

La deuxième j’ai eu plus de mal, non pas que ce ne soit pas fascinant, mais surtout parce que je ne voulais pas que ça finisse, alors je grappillais des chapitres par-ci par là..
Mais la fin mes amis.. La fin.. C’est l’une des plus spectaculaires que j’ai lu (je crois).

Ça part en couille de partout, ça meurt dans tout les coins, des personnages changent de visages, ça court, ça pleure, il y a du sang partout. Bref, un vrai carnage, mais plutôt cool. Par contre, c’est vrai que l’auteur n’a pas été tendre avec certains de ses personnages. Il en fait mourir certains, tu lis ça, tu bug pendant un moment la bouche ouverte les yeux exorbités. C’est ce qui rend la fin tellement épique, tu ne t’attends pas à être surpris de la sorte. Mais qu’est-ce que j’ai pleuré ! Je suis ressortie du livre avec un sentiment d’injustice pour certains protagonistes morts. J’étais en mode « maisnonpasluicapeitpasetreluiiii ».
Et maintenant que j’y pense, pas que sur la fin. Au cours du roman on a certaines morts atroces, que tu vois venir parfois et où tu te dis « naaan.. Naaaaaan.. NAAAAAAAAN ! » Du genre, le chien. Le chien quoi ! Désolée du spoil hein (et encore je vous dis pas comment ça se passe).
Bref, c’était vraiment un livre extrêmement bien à lire, qui fait vivre son intrigue d’une manière efficace et subtile.

3 films en clin d’oeil #2

Aujourd’hui on part sur la thématique des films d’horreur. J’adore les films d’horreur et en ce moment j’en regarde pas mal. D’autres moins bien que d’autres. Mais en même temps, il est très compliqué de réaliser un bon film d’horreur, sans tomber dans les clichés. C’est pour cela que beaucoup de film d’horreur on des notes assez mauvaises sur internet. Très peu sortent du lot, et se démarquent

Paranormal diaries : Clophill

C’est un film tourné comme si c’était un documentaire. On suit un groupe de plusieurs chasseurs de fantômes, dans une ancienne église à l’abandon, où l’on soupçonne d’avoir abrité des messes noires et des sabbats de sorcières. Le début est plutôt réaliste, on assiste à des manifestations paranormales classiques (ombres, bruits étranges) toutes plus contestables les unes que les autres (mais c’est un autre débat !). C’est aux environs du milieu/trois-quart du film que le film prend une autre tournure. Le film est assez calme, on a l’impression de voir un reportage à la télé, quand soudain… PAF ! On vous assène un screamer totalement sorti de nul part. Alors, oui, vous allez me dire, c’est un screamer c’est normal. Mais là non, on avait aucune action avant et là d’un coup il arrive comme ça ? Il méritait d’être mieux amené. Surtout qu’on le sent venir à un kilomètre à la ronde. Sans vous spoiler, le film finit sur une porte ouverte (et même défoncée à coup de chaussures de sécurité). C’est donc un film pas mal, mais peut mieux faire.
5/20

Les chroniques de Tchernobyl

Ce film m’a un peu fait penser à Silent Hill, mais en plus réaliste (ce terme est à prendre avec des pincettes). Il s’agit d’un groupe de quatre jeunes, rejoint par un couple, et accompagné par un guide/explorateur de l’extrême ; qui décide de se rendre sur le site de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl. L’action ne se déroule pas sur le site de Tchernobyl lui-même, mais dans la ville voisine de Pripiat. Cette fois-ci pas de fantômes ou de revenants, mais comme on s’y attend, des créatures touchées par les radiations. Alors les personnages sont tous un peu débiles. De nombreuses fois j’ai failli en taper un pour le faire taire ou bien pour lui botter les fesses. Mais dans l’ensemble, le film est pas mal, on ne s’ennuie pas, il y a une véritable histoire derrière et la fin est pas mal je dois l’avouer (enfin selon moi et comparé à d’autres films !).
6,5/20

Sans un bruit

J’ai adoré ce film. Dès le début, la tension est présente. On sent la pression qu’exerce le silence. On retient son souffle presque tout le long du film. On ignore pendant un bon moment qu’est-ce qui menace la famille (même si on devine que se n’est pas très très mignon comme créature). Et le fait de ne pas savoir, accroit encore plus le danger qui pèse sur la famille. Bon même si je n’ai toujours pas compris le délire de ce couple qui décide de faire un gosse alors que le moindre bruit est synonyme de mort imminente (l’accouchement vous y avez pensés bande d’abrutis ?). Les personnages sont vraiment cools, surtout la petite Regan, (joué par Millicent Simmonds, une actrice sourde âgée de 15ans) qui joue merveilleusement bien un personnage fort et sensible. Et j’adore le Papa (Lee, incarné par John Krasinski), qui développe une belle relation de père/fille avec sa Regan. Je vous recommande ce film, il est vraiment très bien.

17/20

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