La théorie des cordes

La théorie des multivers

La théories des trous blancs/noirs comme passerelle




Résumé :
« C’est une maison sur une île déserte où des jeunes attendent de savoir s’ils vont mourir. Arrachés à leur famille à la suite d’un diagnostic, ils vivent dans la crainte du moindre symptôme, car alors on les emmènera en pleine nuit au sanatorium d’où personne ne revient.
Au dortoir 4, Toby et ses copains trompent l’angoisse comme ils peuvent, repliés sur leurs souvenirs d’avant la condamnation à mort. Jusqu’au jour où l’arrivée d’une nouvelle patiente va tout changer et redonner brusquement à Toby une raison de profiter de chaque jour et même d’espérer.
Car l’on va tous mourir un jour ; ce qui compte, c’est comment on choisit de vivre.«

Un aspect visuel attrayant (la tranche du livre noire et la couverture brillante), un résumé alléchant qui promettait du suspens, de l’angoisse, et peut-être même du glauque ! Voilà qui avait tout pour me séduire ! J’ai tout de même regardé quelques critiques avant de me lancer dans cette lecture et dans l’ensemble, les lecteurs semblaient déçus, surtout par la fin.
Ayant été prévenu, je ne m’attendais à rien d’extraordinaire. Et ce qui devait arriver, arriva. Mon avis est donc mitigé également.
D’un côté c’est une très belle histoire d’amour et leçon de vie que nous offre le personnage de Toby. Amitié, amour, espoir sont les maîtres mots de ce roman qui parle avant tout de la mort, de l’acceptation et du deuil. On peut y lire les sentiments d’un adolescent qui essaye de se trouver lui-même et d’accepter le monde qui l’entoure. C’est un plaidoyer à la vie, dont le message est de profiter de chaque instant présent, car de toute façon, on finit tous par mourir un jour.
D’un autre côté, on en attendrait plus de toute cette histoire de Sanatorium, de maladie etc… Ce côté-là n’est pas du tout développé et je dois avouer que je suis restée sur ma faim. Après, le suspens et la tension sont présents durant tout le roman, ce qui est assez impressionnant sachant que justement, on ne nous apprend quasiment rien sur l’affaire des « Déficients ». Le peu de détails qu’on nous livre suffisent à se mettre à la place des personnages et à avoir cette peur sourde de ce qu’il pourrait leur arriver.
Finalement, même si je reste mitigée sur le fonds, pour moi, la forme est très réussie. L’auteur a réussi à me mettre à la place de son personnage. Je comprenais ses décisions, ses émotions, ses actions, ses changements d’humeur. Et j’aime beaucoup quand je comprends le personnage, cela me permet d’autant plus apprécier ma lecture.
Je recommande ce roman qui parle de la mort mais de manière assez « douce », et aborde les peurs infantiles ou non, que l’on peut avoir face à celle-ci. Il est assez sombre mais c’est aussi un hymne à la vie et à l’amour pur qui donne beaucoup d’espoir (j’ai peut-être même un petit peu pleuré à la fin).
Pour reprendre un peu le concept des 3 théories scientifiques trop cools, voici la série des 3 faits scientifiques trop cools. C’est à dire des découvertes vérifiées et approuvées par des calculs et expériences. Je ne suis toujours pas une spécialiste en la matière mais je trouve sympa de vous partager ce qui me passionne et ce qui me fascine. Voici donc 3 faits scientifiques que je trouve vraiment cools.

Le soleil est né il y a environ 4,6 milliards d’années. Et actuellement, il en est à peu près au milieu de sa vie. Dans 5 milliards d’année (les chiffres varient), le soleil épuisera la totalité de l’hydrogène de son noyau. La force de gravitation prendra alors le dessus et le soleil va se contracter sur lui-même. Une série de réaction de fusion va alors se déclencher dû au transfert de la chaleur du cœur vers l’extérieur de l’étoile. Le volume du soleil va alors augmenter, tellement qu’elle absorbera Mercure, et sera si près de Vénus, de la Terre et de Mars que ses vents solaires réduiront la vie, l’atmosphère, tout à néant. Les planètes seront cuites littéralement. Ensuite, le soleil éjectera ses couches externes et ne restera plus qu’un noyau chauffé à blanc, qui ne subit plus de réactions nucléaires: une naine blanche. Cette naine blanche aura la taille de la Terre environ, mais une densité moyenne de 2 tonnes par centimètre cube.

A peu près au même moment de la mort de notre soleil, la Voie Lactée, notre galaxie et Andromède notre galaxie voisine, vont entrer en collision. Attention, pas une collision sensationnelle, pas d’explosion, de planète qui se rentrent dedans.. Cela se fera plus ou moins en douceur, et notre système solaire ne sera sûrement pas plus affecté que mon chat avec la mort de Johnny. Bref, vu que l’humanité ne survivra sûrement pas jusque là, on ne verra probablement pas le magnifique spectacle qui s’offrira à nos yeux : la galaxie d’Andromède dans le ciel nocturne (j’aimerai tellement être là pour voir ça…). Et si on prend le nom de la Voie Lactée et d’Andromède, et qu’on les fusionne, ça donne donc : Milkomède. Sympa comme surnom non?
Adieu la Lune

Aux débuts de la Terre, notre satellite était beaucoup plus proche de nous qu’aujourd’hui. En effet, il était à la distance de 22 500 km (environ), alors qu’il est à 384 400 km (environ encore) de nous aujourd’hui. La lune s’éloigne chaque année de 4 cm (environ toujours). Donc, dans quelques milliards d’années, la lune sera si loin qu’elle ne sera plus retenue par le champ gravitationnel terrestre. Nous n’aurons alors plus de satellite. Bon en même temps, le soleil l’aura probablement englouti et nous on sera complètement cramé donc, pas de panique!
J’espère que ces petits énoncés scientifiques vous auront appris quelque chose. N’hésitez pas à me corriger si besoin, et à faire vos propres recherches. Il existe quantité de sites internet, de blogs, qui donnent des informations différentes, aussi soyez prudents dans vos recherches et ne croyez pas tout ce qu’on vous raconte. Méfiez-vous d’internet, on trouve tout et son contraire, je ne suis pas parole d’évangile non plus.
Times Square est un endroit incroyable. Déjà quelques rue avant la grande place, des panneaux lumineux commencent à apparaître. La foule se fait plus dense. Un défilé de magasins se dressent de part et d’autre des rues, surmontées de publicité en tout genre.

Puis, la rue s’élargit et vous voilà à Times Square.
Des gens de partout, des voitures, des policiers, des mascottes qui prennent la pose, des personnes qui font du yoga, des touristes qui prennent des photos… Il y aura toujours quelque chose à voir.

Vous levez les yeux au ciel et c’est l’apocalypse lumineuse. Les bâtiments sont couverts de panneaux de publicité qui clignotent, scintillent ou vous passent des images à toute allure. C’est grandiose, c’est magnifique et vous en avez pleins les yeux.
Toutes les grandes enseignes commerciales sont présentent : Disney Store, M&M’s World, Sephora, Mac, Forever 21, et bien d’autres encore. De quoi faire une bonne journée shopping, et même une soirée shopping!

Car oui, les magasins ouvrent jusqu’à environ 2h du matin. Ce qui laisse pas mal de temps pour profiter de l’ambiance. Le jour, Times Square est bondé, en été il y fait une chaleur étouffante. La nuit, Times Square est vivant, énergique, magique. L’ambiance est électrique.

C’est l’endroit que j’ai le plus préféré de la ville. C’est peut-être cliché mais j’y suis retournée plusieurs fois, et j’y ai passé beaucoup de temps, assise sur les marches du grand escalier rouge, à observer l’animation de la grande place, et je ne m’en lassais jamais. C’est le dernier endroit où je suis allée avant de repartir pour la France, et c’était la meilleure fin de voyage que j’aurais pu rêver.
Cela doit être le livre le plus enrichissant que j’ai lu sur l’astrophysique pour l’instant.
Je préfère prévenir tout de suite, cela n’est pas un livre pour les jeunes débutants qui n’ont aucune notion de physique ni de chimie, et qui commence juste à s’intéresser à tout cet univers. Moi même, il y a certaines explications que je n’ai pas compris. L’auteur utilise un vocabulaire scientifique qui parfois peut paraître incompréhensible pour des novices en sciences. Néanmoins, il propose d’expliquer bon nombre de notions complexes, comme la longueur de Planck, ou bien la physique quantique. Il met aussi en scène certaines théories scientifiques, en leur accordant plus ou moins de crédibilité.

Ce livre fut pour moi très enrichissant car il m’a permit d’approfondir des notions que j’avais globalement comprise. Bien que tout cela reste un peu flou, car je n’ai pas suivi de cursus scientifique au lycée, j’arrive maintenant à me dépatouiller un temps soi peu avec les particules et les ondes. Le livre aborde plusieurs phénomènes astronomiques passionnant. Par exemple, le big-bang et plus particulièrement, l’avant big-bang. La théorie des trous noirs qui permettraient de passer vers un univers fils comportant peut-être d’autres formes de vie est tout simplement fascinante. Le fait que notre univers en expansion aujourd’hui, pourrait bien plus tard rentrer dans une phase de contraction pour revenir à l’état initial après le big-bang, et donc une sorte de mélasse homogène d’atomes, est déconcertant. Se dire que notre monde pourrait n’être qu’en fait un éternel recommencement est une idée qui me séduit mais en même temps qui m’effraie.
Le livre nous parle au chapitre 7 (sur la direction du temps), de l’expansion de l’univers qui se serait accélérée depuis quelques décennies. Cette accélération de l’expansion implique que les objets célestes s’éloignent les uns des autres et donc de nous aussi. Je trouve cela déprimant et rageant de se dire que bientôt nous n’aurons plus les moyens (à moins d’une prouesse technologique inimaginable) d’observer ce qu’il se passe dans notre ciel et que nous nous retrouverons isolés au milieu d’un vide cosmique sans possibilité de découvrir ce qu’il pourrait se passer loin de nous (car tout se sera éloigné de nous).

Mais en même temps, si l’on accepte l’hypothèse que l’univers retournera vers son stade initial, donc qu’il entrera en contraction, cela est très enrichissant pour la science avenir (à condition que l’espèce humaine soit toujours là) car les objets célestes se rapprochant les uns des autres, nous pourrions plus facilement les étudier et même pourquoi pas voyager vers eux! Bon, il faudra se rappeler que de toute façon nous finirons dans un micmac cosmique, en bouillie d’atomes. L’auteur aborde d’ailleurs, la notion de perte de mémoire cosmique, qui est liée à l’hypothèse d’un univers à éternel recommencement.
En effet si l’univers se contracte puis se dilate puis se contracte et ainsi de suite, entre chaque univers, qui n’est sensiblement jamais le même, nous perdons toutes les données antérieur à cet univers. Comme aujourd’hui nous pouvons voir ce qu’il c’est passé il y 13.7 milliards d’années environ, mais pas avant, nous ne pouvons pas voir ce qu’il s’est passé avant le big-bang. Se sera donc valable pour ceux qui peupleront l’univers après le notre. Ils auront leur propre big-bang mais ne sauront jamais ce qu’il s’est passé avant. Se dire que si ça se trouve nous avons eu des cousins dans un autre univers qui se sont posés les mêmes questions, ça me fascine. Mais c’est quand même un peu décourageant. Et cela impliquerait que le big-bang ne soit en fait, pas une explosion.

Autre phénomène passionnant mais vraiment très effrayant, les trous noirs. Ne nous sommes nous jamais demandé qu’est qu’il y avait dans un trou noir? Probablement que si. Et probablement qu’il n’y a pas grand chose et que jamais personne ne pourra le savoir. C’est un des grands mystères de l’univers. Un monstre dévorant tout sur son passage, ne laissant rien ressortir, même pas la lumière. Un espace où le temps s’arrête. On passe l’horizon et plus aucune possibilité de repartir en arrière, les dés sont lancés et on est littéralement spaghettifié, attiré irrémédiablement par le néant.. Le néant, peut-être pas, mais c’est l’image que je m’en fais. Ou alors un espace où tout est compacté, réduit en bouillie, où rien ne bouge, tout est noir, pas de son, point final. Bon, vu comme cela, ce n’est pas très réjouissant, mais il y a tellement de théories possibles et je suis tellement tordue (je plaisante) que c’est la théorie que j’aime le plus.
Ce livre est aussi un peu philosophe, car rappelons qu’avant, la science et la philosophie ne faisaient qu’un. Il nous propose des concepts de philosophie sur les mathématiques comme une fin en soi ou le mauvaise usage de l’infini dans le chapitre 3 , le temps au chapitre 7, les mythes et analogies au chapitre 8 et plus largement sur l’univers. L’auteur propose une réflexion profonde sur le sens de la science et explore ses avancées ainsi que ses limites. On est encore loin de savoir tout sur notre univers, mais en attendant de découvrir la préhistoire de celui-ci, je trouve qu’il est toujours passionnant de s’imaginer d’autres mondes, d’autres vies, pour continuer à rêver un peu et garder la tête dans les étoiles.

Comme pour la série “3 livres en clin d’œil”, il s’agit de faire un petit résumé de films qui m’ont plu, ou pas. Films actuels ou bien vieux films, de tous les genre, de tous les âges, vous trouverez peut-être votre bonheur dans cette petite sélection.
Ocean 8
Un scénario vraiment cool, des actrices qui jouent super bien, une fin carrément géniale (même si elle n’est pas très morale), ça donne un super film! C’est une histoire de vengeance, sans violence mais tout en finesse, pleine d’humour et de suspens. On y croit jusqu’à la fin, qui m’a surprise pour le coup, mais que j’ai adoré. Pas trop de mélo, et pour une fois que je supporte bien Anne Hathaway (et son doublage) dans un film d’action. Elle est drôle et étonnante, surtout au rebondissement final!
Le Book Club

Ce film, il faut le dire, est un nanar. Divertissant, si on veut se vider la tête. Une comédie romantique assez drôle même si ça n’est pas le film de l’année. C’est une sorte de Sex and the City mais avec quatre dames âgées en guise de protagonistes. Bon, les histoires d’amour sont touchantes, par contre les doublages sont moisis! Candice Bergen est assez surprenante dans ce rôle et le décalage avec les rôles qu’elle joue d’habitude est vraiment très drôle pour le coup.
Le Cercle Littéraire des Amateurs d’Épluchures de Patates de Guernesey
Ou “Le cercle littéraire de Guernesey” pour les intimes. Je vous recommande ce film, il est vraiment beau et les acteurs sont bons (surtout Michiel Huisman, mais surtout parce qu’il est canon!). C’est un beau film pour ceux qui aiment la lecture, la seconde guerre mondiale, les beaux paysages et les histoires d’amour. Car c’est avant tout une histoire d’amitié et une très jolie histoire d’amour, qui dépassent les frontières. Une histoire entre des êtres qui étaient fait pour se rencontrer et se lier d’amitié. Une histoire de femmes et d’indépendance dans le contexte d’après-guerre. C’est poignant et oui, j’ai versé une larme (et même plusieurs).
J’espère que cette petite sélection vous aura inspirée, et que vous aurez découvert un film sympa à regarder le soir sous la couette!
Résumé : « Antoine Vachet, professeur de lettres, s’apprête à faire sa toute première rentrée scolaire dans un collège dit « sensible ». Persuadé que ses lascars d’élèves ne feront de lui qu’une bouchée, Antoine cumule les crises d’angoisse et les nuits sans sommeil. Et pourtant, lui qui voit déjà ce poste en ZEP comme un supplice va connaître une expérience unique, celle d’une réalité qui dépasse tout ce qu’il a pu imaginer. »
Auteur : Arthur Ténor
Éditeur : Oskar Éditeur
Parution : janvier 2014
Pages : 136 pages
Franche, directe, j’ai beaucoup apprécié la plume de l’auteur. Pourtant classé dans ma médiathèque comme fiction jeunesse, c’est un récit très intéressant et captivant que nous livre Arthur Ténor. A lire autant en tant qu’adulte qu’ado, car il constitue un témoignage poignant de ce que peuvent vivre beaucoup d’enseignants dans les milieux dit « sensibles ».
Construit à la première personne, le récit d’Antoine Vachet nous plonge dans l’enfer du milieu scolaire, où règne intolérance, irrespect et violences. Un quotidien difficile aux premiers abords, surtout pour de jeunes professeurs tout juste sortis de l’université, qui peinent à trouver leurs marques et à se faire respecter.

Le livre est assez court et facile à lire. L’auteur arrive parfaitement à décrire et à nous faire ressentir les émotions de son personnage. Colère, angoisse, tristesse, dépit. On arrive facilement à rentrer dans la peau du protagoniste et à subir avec lui, les brimades et incivilités des élèves. On sent toute l’envie d’inculquer du savoir à ces jeunes, et toute la déception qui retombe sur les épaules de ces soldats de l’éducation nationale. Car c’est comme cela que Antoine Vachet décrit le corps enseignant : des soldats partant au front, à la guerre contre des adolescents rebelles et violents, menaçant et perfides.
Affronter les lignes ennemies, voilà ce que décrit ce petit livre. Petit, mais fort. Avec une fin plutôt surprenante, dans le bon sens du terme. En ressort un sentiment assez positif et bien que ce récit nous fasse prendre conscience d’une réalité parfois aberrante, il n’adopte pas un ton moralisateur, mais bienveillant. C’est un livre juste, qui fait réfléchir sur le comportement que nous adoptons parfois avec nos semblables.
Résumé : Malo, 15 ans, déménage dans le sud de la France et doit quitter à regret son quotidien parisien. Aussitôt installé dans sa nouvelle maison, perdue au milieu des bois, il est gagné par l’angoisse : sa petite sœur se réveille en hurlant et semble s’être liée d’amitié avec une jeune fille… qu’elle est la seule à voir. Lorsque Malo découvre une vielle cassette audio enregistrée en 1987, il décide de percer, coûte que coûte, le terrible secret qui hante la demeure…

J’ai bien aimé ce roman, mais je ne serais pas très objective, car l’histoire se passe dans le Sud, plus particulièrement près de Nîmes, là où moi-même j’ai grandi. Alors forcément, j’ai beaucoup plus ressenti l’atmosphère des lieux, du vieux mas (qui n’a rien à voir avec l’illustration en couverture), de la garrigue (oui parce que la « forêt » qui entoure la maison… ce n’est pas des grands arbres mystérieux hein, et en plein été, c’est tout sec). Cette histoire m’a donc parlé, à cause des images que j’avais en tête. Je visualisais mieux le tout.
Mis à part cela. Une histoire de fantôme ? De maison hantée ? De meurtre ? Forcément cela ne pouvait que me plaire ! Le coup des cassettes audios m’a rappelé le livre 13 raisons de Jay Asher, car le récit les inclut, très bien dans l’histoire. De plus, le narrateur raconte son récit sous la forme d’un journal intime, avec la date et l’heure en guise de chapitre. C’est aussi bien écrit, ou du moins, on se laisse emporter par la plume de l’auteur.
Le seul point négatif serait éventuellement le début de l’histoire, où le narrateur est un peu insupportable à se plaindre de la solitude, du fait que le Sud n’est pas Paris (Sans blague). Et également les parents, qui sont dans leur bulle et ne comprennent pas grand chose. Le fait aussi que le narrateur ne rencontre que très peu d’obstacles dans son enquête. En effet, il reçoit de l’aide, quasiment rien ne vient entraver sa route, juste un peu d’attente mais rien de rocambolesque. Bon, après ça ne gêne en rien le plaisir de la lecture.
Mais sinon, c’est vraiment un thriller sympa pour ados (et adultes même si c’est forcément plus « simple » comme histoire).
Extrait : « J’ai pensé aux pactes de sang, dans les films : je venais de pactiser avec Pauline, comme Pauline avait pactisé avec Jeanne. Dans l’air, il y avait la voix de Pauline, bien sûr. Son angoisse, vibrante, perceptible. Il y avait aussi la mienne. […] Les tromperies, les trahisons. Et le sang qui coulait, dans ma main… »
Parfois je rêve. Pas les rêves que l’on fait la nuit, mais les rêves que l’on fait éveillé, quand on s’invente des histoires, qu’on fantasme sur des situations. Quand on s’imagine dans un autre monde. Je fais ça souvent, rêver. Avant d’aller dormir, au réveil, au bureau, dans la rue, parfois dans la voiture (mais moins souvent, ça peut être dangereux). ça peut partir d’un songe, d’une impression, d’un souvenir, d’une voix, d’une odeur, d’une couleur, d’un visage, d’une démarche, d’une musique… de tellement de choses en fait. Un rien peut faire basculer la réalité dans le rêve. Parfois on en a besoin, d’autres fois c’est juste que l’on s’ennuie, et souvent c’est juste que ça nous prend sur le moment, comme ça, sans prévenir. S’évader, comprendre, accepter. Rêver peut avoir tellement d’utilité.

Quelquefois, j’aimerais écrire mes songes, les coucher sur le papier pour ne jamais les oublier. Mais soit ils s’envolent d’eux-mêmes avant que j’en aie eu le temps, soit je me rends compte que finalement, ils sont bien mieux dans ma tête que sur du papier. Car au final, les écrire, c’est un peu comme les figer, les condamner à ne jamais évoluer. Ils resteront là, sur une feuille, bloqués entre deux jets d’encre. Je refuse cette option. Je veux qu’ils vivent, qu’ils changent, qu’ils se transforment, qu’ils continuent de tourner haut dans ma tête jusqu’à ce qu’ils s’épuisent et glisse dans les méandres de la mémoire.
Les écrire, c’est aussi prendre le risque que quelqu’un les lises. Or, je ne veux pas les partager. Ce sont des songes personnels, intimes. Ils m’appartiennent. C’est mon petit jardin secret, mes rêves révèlent ce que je suis. C’est mon “moi” profond. Celui que je garde pour moi seule. Qui je suis réellement, voilà ce qu’ils disent. Si vous les écoutiez, ils vous murmureraient toutes les facettes de ma personnalité, de mon existence. Mes désirs, mes peurs, mes faiblesses, mes forces. Les pans sombres de mon être comme les parties lumineuses.

Souvent, le rêve se poursuit sur plusieurs jours, parfois sur des semaines. Suivant le gré de mes humeurs, ou de ce que je vois. Mais ils peuvent être obsédant. Rendre heureux, comme faire peur. Être tenace, ou au contraire passer en coup de vent. C’est rare mais parfois aucun ne vient pointer le bout de son nez, et ils me manquent. Je les cherche, les appelle, mais rien n’y fait. C’est le désert des rêves. Dans ces moments là, c’est compliqué de ne pas s’ennuyer, de s’endormir, de supporter certains moments du quotidien. La routine a fière allure. Avec mes rêves, la routine n’est plus. Chaque moment peut se transformer en rêve merveilleux, dramatique, mais jamais Ô grand jamais ennuyeux.
Je rêve depuis ma plus tendre enfance, lorsque je m’inventais des histoires sous ma couette, dans ma chambre, ou dans la voiture lorsque l’on partait en vacances. J’ai continué depuis, je ne me suis jamais arrêté. Quand je rêve, je me sens bien. Je me sens en paix avec moi-même. C’est ma catharsis. Mon exutoire. Ma manière à moi de me couper du monde et de me recentrer sur moi-même, de m’apaiser, de me consoler, de m’aider. C’est une sorte de thérapie, même si je trouve que ce mot fait trop “maladie”. Je ne suis pas malade, je me protège juste de ce qui pourrait me faire du mal. Le négatif, je l’exorcise par le rêve. Je modifie la réalité pour en faire quelque chose de beau. Ainsi, quand tout va mal, le rêve m’emporte, me berce et me dit que tout ira bien. Et je le crois. Je veux le croire. Je dois le croire. Croire que quoi qu’il puisse se passer, il sera toujours là pour moi.
Une mère possessive au point d’éloigner toutes les petites amies de son fils. Une autre dévorée d’ambition prête à tout pour que sa fille devienne championne de tennis. Celle intrusive au point de pourrir la vie sociale de son rejeton sur Facebook. Mais aussi un fils agacé et méprisant qui a honte de sa mère… Cinq nouvelles qui malmènent le cliché de l’amour maternel et filial. Des personnages qui se croisent au fil des nouvelles. Une écriture jubilatoire et mordante, tant l’adolescence peut parfois se montrer impitoyable.

Alors. Pour être mordant, c’est mordant. Je ne m’attendais vraiment pas à ça ! C’est particulier comme lecture. Au fil des pages je ne me sentais pas à l’aise. Je ne dirais pas que c’était une lecture “choc” mais pas loin.
Les adolescents décrits dans le livre ont une bonne raison de haïr leur mère, mais ils s’en débarrasse de manières très spéciales, parfois dérangeantes. Les mères ont aussi des réactions étranges, enfin je suppose que ça existe des parents comme ça, abusifs, intrusifs.. Des deux côtés, les comportements sont excessifs, pourtant dans la nuance pour certains, mais globalement, on fait les yeux ronds.
Il n’y a qu’une seule nouvelle qui se finit “bien”, enfin je ne sais pas si on peut qualifier la fin de bien mais bon. Dans l’ensemble, c’est triste. Je suis ressortie interloquée de ma lecture. C’est un roman pour ado mais alors il ne faut pas que l’ado qui le lit soit dans la passe “je déteste papa/maman” (et dans ce cas surtout maman). Je ne peux même pas recommander ce livre parce que je ne sais pas ce que j’en pense. C’est le genre du livre où, quand on te demande ton avis, tu hausses les épaules et tu réponds “c’est… spécial”.
“Un conseil ! N’accepte jamais ta mère comme amie sur Facebook. Même si elle te fixe avec insistance pendant le dîner après t’avoir demandé si tu as bien reçu son invitation. Prétends que tu n’es pas sur ton profil vingt-quatre heures sur vingt-quatre ou que tu l’as zappée par inadvertance… Dis n’importe quoi, mais ne clique pas !”