The Witch
Sorti le 15 Juin 2016
Réalisé par Robert Eggers
Film Américain et Canadien
Genre épouvante-horreur
Pour résumé brièvement le film, The Witch raconte l’histoire d’une famille de sept colons (le père, la mère, la fille aîné, le fils, deux faux jumeaux, et le dernier né) qui ont volontairement quitté la plantation où ils vivaient. Se retrouvant seuls, ils vont tenter de survivre dans un environnement hostile proche d’une forêt. Après la disparition du premier né, un climat tendu va s’installer dans la famille, des événements étranges vont se dérouler qui vont faire sombrer toute la famille dans une sorte de folie fatale.
J‘espère ne pas trop spoiler le film mais certains passages seront peut-être explicités, donc si vous ne l’avez pas encore vu… vous êtes prévenus.
J‘espère ne pas trop spoiler le film mais certains passages seront peut-être explicités, donc si vous ne l’avez pas encore vu… vous êtes prévenus.
The Witch est un film à ambiance. En effet, tout le film se déroule dans un climat sombre, inquiétant, stressant. On est mal à l’aise mais pourtant captivé par les images magnifiques, les cadrages et les plans très bien réalisés, qui nous font entrer dans le film dès le commencement. Le jeu d’ombres et de lumière est saisissant, cela paraît si réel que, pour ma part, j’en ai eu des frissons.
La forêt est le lieu qui pour les personnages, est le plus effrayant, énigmatique. Elle inspire la peur et l’appréhension durant toute la durée du film. Elle joue un rôle répulsif mais elle est aussi tentatrice. Les éléments d’ensorcellement comme le corbeau, le lapin ou la cabane de la sorcière, et la sorcière pour le coup, viennent de la forêt. La forêt représente donc le piège physique qui se referme sur les personnages pour aboutir à la possession du dernier membre de la famille. Elle est en opposition et en complémentarité par rapport à la maison où vivent les personnages. En effet, celle-ci se place en contraste par rapport à l’extérieur car elle représente un lieu familier, familiale. Elle est le symbole de la sécurité, mais c’est aussi le lieu où se place le piège psychologique. Elle se place néanmoins en complémentarité de la forêt car c’est elle qui pousse la folie des personnages à son paroxysme et qui finira par les tuer (littéralement pour le père). C’est dans l’espace familiale que se trouve l’animal le plus important: le bouc, le responsable de la possession de cette famille.
Les animaux représentent des symboles très importants. Le lièvre est la tentation, c’est à cause de lui que le père se blesse, c’est lui qui pousse le garçon à se perdre dans la forêt, il est l’animal de perdition. Il peut représenter la peur, car animal craintif ou bien la lubricité car c’est un animal sexuellement actif. Dans le premier cas, la crainte naturelle de l’animal fait écho à la peur des personnages face à la forêt, dans le deuxième cas la lubricité est un péché condamné par la religion chrétienne et donc qui va à l’encontre de la foi des personnages, d’où la nature tentatrice du lièvre.
Le corbeau est ici un manipulateur. La scène du rêve de la mère qui n’est qu’une sanglante réalité prouve bien que le corbeau à le pouvoir de tromper, de faire croire à autre chose pour mieux atteindre le personnage. C’est un oiseau de mauvaise augure qui annonce peut être la fin du film, la mort est au bout du chemin. C’est un animal que l’on associe parfois à la sorcellerie, ce qui correspond ici parfaitement au sujet du film.
Enfin le bouc noir, Black Philip, est l’animal le plus malfaisant. Il est le plus perfide, il ne se dévoile qu’à la fin, laisse planer le doute. Il met mal à l’aise mais on ne devine qu’au dernier moment qu’il est le responsable de tout ce qui se passe de maléfique, surnaturel et néfaste dans le film. Il est possesseur, manipulateur, meurtrier mais il est aussi séducteur. On peut noter qu’il est personnifié, rien que par le fait qu’on lui ai donné un nom. Il est un personnage qui fait du coup partie de la famille. Il est présent tout au long du film de manière implicite, les jumeaux qui jouent constamment avec lui, la jeune fille qui doit plusieurs fois rentrer les animaux dans l’enclos. Durant la scène où il s’échappe et où le père et le fils le maitrisent et l’enferment dans l’enclos, on le montre comme un animal fou, un avant goût de la folie qui s’installe progressivement. La fin du film nous dévoile son identité et son rôle. Et ce n’est pas pour rien que le diable est souvent représenté avec des pattes de bouc.
Enfin le bouc noir, Black Philip, est l’animal le plus malfaisant. Il est le plus perfide, il ne se dévoile qu’à la fin, laisse planer le doute. Il met mal à l’aise mais on ne devine qu’au dernier moment qu’il est le responsable de tout ce qui se passe de maléfique, surnaturel et néfaste dans le film. Il est possesseur, manipulateur, meurtrier mais il est aussi séducteur. On peut noter qu’il est personnifié, rien que par le fait qu’on lui ai donné un nom. Il est un personnage qui fait du coup partie de la famille. Il est présent tout au long du film de manière implicite, les jumeaux qui jouent constamment avec lui, la jeune fille qui doit plusieurs fois rentrer les animaux dans l’enclos. Durant la scène où il s’échappe et où le père et le fils le maitrisent et l’enferment dans l’enclos, on le montre comme un animal fou, un avant goût de la folie qui s’installe progressivement. La fin du film nous dévoile son identité et son rôle. Et ce n’est pas pour rien que le diable est souvent représenté avec des pattes de bouc.
Pour conclure, je dirais que j’ai rarement vu un film aussi bien réalisé, avec une ambiance si noire mais si prenante. L’histoire de cette famille retrace avec une exactitude presque parfaite, la mentalité de l’époque, et les croyances liées aux sorcières et autres diabolisations. Ce film rentre sans hésitation dans mon top 10 des meilleurs films d’horreur.



