Venant de visionner en DVD l’Exoconférence d’Alexandre Astier, j’en viens à me poser la question de la vie extra-terrestre.
L’Exoconférence est une conférence faite par Alexandre Astier, que beaucoup de monde connaît, surtout pour la série culte de Kaamelot, sur la vie extra-terrestre. C’est très bien réalisé, très bien pensé, les dialogues sont vraiment géniaux, et la mise en scène est fabuleuse. Pour les amateurs, les quelques principes de la physique sont très bien expliqués. C’est vraiment un spectacle fascinant, avec de très belles images et des sketchs bien montés qui sont pour certains vraiment drôles.
Maintenant, pour ma part, il ne m’a pas été de très grande utilité, puisque ayant lu quelques bouquins sur le sujet (univers, trous noirs, big-bang etc..), beaucoup de ce qu’Alexandre Astier expliquait, je l’avait déjà lu et compris. Néanmoins, il propose une critique sur la possibilité d’une vie extra-terrestre très intéressante. je partage sont avis sur beaucoup de point, notamment sur la plaque de Pioneer, qui est vraiment incompréhensible. Il est vrai qu’un potentiel extra-terrestre qui intercepterait cette plaque, ne comprendrais strictement rien et serait surement peu attiré par notre « anatomie » humaine, car il faut le dire, même moi je ne voudrais pas rencontrer les deux bipèdes sur cette plaque!
J’aurais aimé qu’il approfondisse plus certains point comme la probabilité qu’il existe une vie extra-terrestre. Il est vrai qu’il est peu probable qu’il existe une vie sur une autre planète telle que la notre, qui est évolué pour arriver au même stade que nous. Mais il faut penser que, si cette vie dans cette forme n’existe pas, il est probable qu’une forme de vie primitive, c’est à dire cellulaire, existe. Bon, il répond à une question sur le sujet dans les bonus du DVD, mais cela aurait été bien de s’y attarder quelques minutes pendant sa conférence, au lieu de s’attarder sur les « baloches » du mec de la plaque de Pioneer (même si c’était poilant).
Un point positif, il est très rationaliste. Il reste dans l’esprit « ne croyez pas tout ce qu’on vous dit de croire ». Sur ce point c’est très instructif pour le public. Et ce que je trouve extraordinaire, c’est que grâce à sa popularité, son humour, grâce au personnage en lui même, il va intéresser les gens au sujet passionnant qu’est l’astronomie. Peu de gens s’intéresse à ce sujet, et ce pour plusieurs raisons. Parmi elles, on peut noter le fait que les gens sont plus concernés par leur vie sur « terre », par leur quotidien, que par les étoiles. Il est vrai que l’on peut se demander « pourquoi regarder en l’air? Après tout cela ne nous concerne pas vraiment, cela ne va pas influencer notre journée de demain si même ce que l’on va manger ce soir ». Point de vue que je conçois mais avec lequel je ne comprends pas. Parce que je trouve cela fascinant et que j’aimerai que plus de personnes s’y intéresse.
Une autre raison, c’est que c’est très compliqué! Il faut des notions de physique, de chimie, de mathématiques à la limite. Pour un littéraire, c’est l’enfer et on en a vite marre. Et pourtant, je ne suis pas une physicienne ni une mathématicienne, je suis dans un cursus littéraire et cela ne m’empêche pas, avec quelques difficultés je l’avoue, de comprendre beaucoup de choses. Le big-bang, légèrement abordé dans l’Exoconférence, est au fond un concept très compliqué mais au final très simple. A force de lire des livres, certains simples, d’autres plus compliqués, on finit par comprendre certaines notions comme les protons, les neutrinos, l’anti-matière et l’horizon d’un trou noir. L’information répétées plusieurs fois, sous plusieurs angles, et expliquées de différentes façon devient de plus en plus clair.
Comme je le dis parfois, mon plus grand regret est de ne rien comprendre aux maths et à la physique. Sinon j’aurais fait astronome…
Après, il faut se dire qu’au final, ce qu’il y a de plus fascinant dans l’astronomie (même si cela peut paraître frustrant) c’est qu’on ne saura jamais tout sur notre univers. Et comme l’a dit Albert Einstein:
« Le plus beau sentiment du monde, c’est le sens du mystère »




